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Allergie au gluten

Intolérance au gluten : la maladie Cœliaque

blé

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L’intolérance au gluten est une maladie appelée cœliaque par les médecins et les scientifiques. Ses causes sont encore difficiles à cerner et surtout aucun traitement n’existe à l’heure actuelle pour permettre aux malades de consommer des céréales, sous quelque forme que ce soit.
  1. Définition de l’allergie au gluten
  2. Les causes de l’intolérance au gluten

Définition de l’allergie au gluten

Appelée sprue ou intolérance au gluten, la maladie cœliaque est une maladie auto-immune qui la fait se classer dans les allergies et les intolérances. Elle se caractérise par une attaque des villosités qui recouvrent l’intestin grêle. Les patients qui souffrent de ce dysfonctionnement du système immunitaire absorbent mal le gluten et subissent naturellement des carences alimentaires. Les personnes malades n’ont actuellement aucun autre choix que de s’abstenir d’ingérer du gluten tout au long de l’existence.

C’est la gliadine présente dans le gluten qui est identifiée comme l’agent à l’origine de la réaction anormale du système immunitaire. Une fois ingéré, le gluten se transforme en gliadine dans le tube digestif. C’est ensuite, au contact des parois de l’intestin, que la gliadine provoque une réaction inflammatoire qui détruit les cellules de l’intestin. Il n’y a pas en réalité de réaction d’hypersensibilité qui caractérise les allergies, c’est pourquoi il convient de parler plutôt d’intolérance au gluten.

Les causes de l’intolérance au gluten

Il est à l’heure actuelle encore difficile de définir l’origine de la maladie. Il semble cependant que certaines prédispositions familiales puissent être identifiées. Toutefois, tous les membres d’une même fratrie ou tous les porteurs d’un même gène ne seront pas forcément touchés par la maladie cœliaque. Les chercheurs tablent aussi sur l’influence de certains facteurs environnementaux. La maladie pourrait avoir une source infectieuse et être provoquée, a priori, par des bactéries ou des virus. Ceux-ci n’auraient pour fonction que de déclencher la phase active de la maladie dont seraient porteuses certaines franges de la population.

Les allergologues étudient également la possibilité du facteur culturel, à savoir l’introduction trop précoce du gluten dans l’alimentation du nourrisson. Comme dans la plupart des allergies, il apparaitrait au contraire que l’allaitement maternel soit un rempart protecteur supplémentaire. Nourris au sein, les enfants ont probablement un système immunitaire plus résistant et sont moins sensibles aux réactions allergiques.

Les intolérances au gluten se déclenchent le plus souvent lors de la petite enfance entre 6 mois et 2 ans (lorsque le gluten est intégré au régime alimentaire). Toutefois il est possible que la maladie se déclare après l’adolescence, généralement entre 20 et 40 ans, mais des cas ont été constatés à tous les stades de la vie même aux alentours de 70 ans. On trouve les composants toxiques du gluten dans les gliadines du blé et de ses dérivés tels que l’épeautre, les sécalines du seigle, les prolamines du triticale, les hordénines de l’orge et peut-être dans les avénines de l’avoine.