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Allergie au gluten

Traiter l’intolérance au gluten

blé

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L’intolérance au gluten ou maladie c½liaque est une pathologie lourde, qui se rappelle au malade au moins trois fois par jour pendant toute sa vie. Si quelques pistes autour des enzymes laissent espérer le développement d’un véritable traitement dans les décennies à venir, il n’existe pour l’heure aucun moyen de guérir de la maladie.
  1. Diagnostiquer une intolérance au gluten
  2. Soigner l’intolérance au gluten

Diagnostiquer une intolérance au gluten

Un malade c½liaque s’ignore souvent avant de ressentir les premiers symptômes de l’intolérance au gluten. Ceux-ci sont le plus souvent une atrophie, voire une disparition totale, des villosités de l’intestin et plus particulièrement au niveau de l’intestin grêle. S’ensuit logiquement une mauvaise absorption des nutriments et des vitamines, une grande fatigue (asthénie), des douleurs abdominales mais aussi des diarrhées. Une analyse sanguine permet de confirmer les premières hypothèses : on peut ici relever une anémie, des carences en fer mais aussi particulièrement des carences en vitamines B12. Les patients manquent également souvent de calcium, de magnésium et de zinc. Certaines formes de la maladie entraînent de l’ostéoporose, des crises d’épilepsie, des récidives d’aphtose buccale, ou encore des troubles menstruels, voire des avortements à répétition. Physiquement, certains symptômes se manifestent par un teint pâle, le ventre gonflé ainsi que les joues et souvent une mauvaise haleine, consécutive à la mauvaise absorption du gluten.

Soigner l’intolérance au gluten

Il n’y a malheureusement pas de solution miracle pour ne plus souffrir des conséquences de l’intolérance au gluten : il ne faut simplement plus en ingérer. Malheureusement, le gluten est présent partout de nos jours et la nutrition du malade devient un véritable parcours du combattant, toujours à traquer les traces de gluten dans les aliments les plus anodins. Cependant, cette chasse est indispensable si le patient veut éviter des complications telles que le cancer de l’intestin grêle.

Un régime sans gluten se suit donc à vie. Il faut noter que l’on trouve de plus en plus de produits clairement identifiés sans gluten, et pas seulement dans les magasins bio. Il est parfois nécessaire de prendre des compléments nutritionnels et vitaminiques pour éviter toutes carences. Certains médecins encouragent avant tout la prévention en incitant à l’allaitement maternel et à le poursuivre au moment de l’introduction du gluten. Certains préconisent en particulier de ne pas intégrer le gluten trop tôt dans l’alimentation du jeune enfant pour favoriser une bonne mise en place du système immunitaire. Il ne faut de toute façon pas consommer les céréales en trop grandes quantités, surtout chez les enfants.